Tue 07 September, 2010

Click here to bookmark this link.Libérez Ali Abdulemam03:58 » Stranger

Deux jours se sont écoulés depuis le mail reçu par mon ami Nasser Wedady, m'annonçant l’arrestation de notre ami, le blogueur bahreïni Ali Abdulemam. Son arrestation a bouleversé toute la blogosphère arabe et mondiale et la nouvelle s’est répondue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux.

Ali est accusé de “propagation de fausses informations” et de lien avec un groupe de personnes accusées de fomenter un “complot visant à déstabiliser la monarchie”. En réalité se sont les activités de Ali qui dérange les autorités, notamment le très populaire forum bahrainonline.org qu’il dirige et pour lequel il a déjà été arrêté en 2005. Quant aux “terroristes” présumés : un groupe d’activistes et de militants des droits de l’homme.

J’ai eu le plaisir et l’honneur de rencontrer Ali à deux reprises. Les deux fois à Beyrouth lors du première et seconde édition de la conférence des blogueurs arabes. La première fois j’ai été ébloui par son travail en tant que blogueur et activiste. En particulier un travail de recherche et de documentation sur des îles et des pans entiers de l’archipel de Bahreïn, annexées arbitrairement et en toute impunité par la famille royale du pays. La deuxième fois, J’ai découvert un homme dont la gentillesse et l’optimisme rassurent et dont la culture arabo-persane impressionne. j’ai également découvert un ami, époux et père de 3 enfants.

Tous ceux qui ont rencontré Ali en personne ou à travers son travail et ses écrits, comprennent pourquoi son arrestation est scandaleuse et combien les accusations des autorités bahreïnies sont infondées et en totale contradiction avec ses convictions. Ali risque,tout de même, des lourdes peines de prison, voir la peine capitale si le procureur décide de le poursuivre.

Dans l’immédiat il risque la torture psychologique et physique de la part de services de sécurité qui la pratiquent ouvertement. Un indice qui est loin de nous rassurer : Ali a certainement été contraint de révéler les mots de passe d'administrateur du forum. Le forum est resté inaccessible pendant 24h avant que les autres administrateurs ne réussissent à le remettre en ligne. Depuis deux heures (environs 1h00) il a de nouveau disparu...

Impression d'écran (07.09.70 à 1h45) de la page d'accueil du forum bahrainonline.org. L'inscription dit : "Dieu, fait que ce pays soit sur".

Pour aider Ali, exigez sa libération sur vos blogs et par vos tweets. Vous pouvez également suivre les mises à jour de la campagne sur la page Facebook ou sur le blog http://freeabdulemam.wordpress.com/. Les autorités bahreïnies doivent savoir que Ali n’est pas seul et que nous n’allons pas nous taire.

Ali à besoin de nous...

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Click here to bookmark this link.L'encre de tes yeux01:02 » khanouff

Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux

Puisqu'on est fou, puisqu'on est seul

Puisqu'ils sont si nombreux

Même la morale parle pour eux

J'aimerais quand même te dire,

Tout ce que j'ai pu écrire

Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux


Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes

À trop vouloir te regarder j'en oubliais les miennes

On rêvait de Venise et de liberté

J'aimerais quand même te dire,

Tout ce que j'ai pu écrire

C'est ton sourire qui me l'a dicté


Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves

Tu viendras toujours du côté où le soleil se lève

Et si malgré ça j'arrive à t'oublier

J'aimerais quand même te dire,

Tout ce que j'ai pu écrire

Aura longtemps le parfum des regrets.


Et puisqu'on ne vivra jamais tous les deux...

(Francis Cabrel)

 


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Click here to bookmark this link.Can we live without Internet ?00:50 » Omar K
Can we live without internet ? I am asking this question because, for technical reasons, I lived without internet at home for a week. Thank God internet is free in public libraries, so I went to the nearest library to my house to check my e-mails and read the news of the world on a [...]
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Mon 06 September, 2010

Click here to bookmark this link.Pour Ali Abdulemam23:47 » Comme une bouteille jetée à la mer!


Parfois on ne sait pas quoi dire. Ainsi, hier, apprenez-vous que le bloggeur bahreïni Ali Abdulemam a été arrêté par les autorités de son pays pour avoir « diffusé de fausses informations ».

Vous vous rappelez que vous avez déjà rencontré le jeune homme et échangé avec lui quelques phrases il y a trois ans. Ali Abdulemam , jeune père de trois enfants et fondateur de BahrainOnline.org un portail très populaire dans ce petit pays, par sa surface, qu’est le Bahrain. 

Vous vous rappelez les brefs échanges que vous avez eus avec Ali Abdulemam et ce que vous inspiré ce jeune homme: le désir du changement, la conscience civique et politique aigue, la lassitude et la résignation aussi.

Vous ne connaissez du Bahreïn que le régime autoritaire et le harcèlement, précoce dans la région, de la communauté chiite qui y vit. Une monarchie étouffante, un régime autoritaire comme il y en a beaucoup d’autres dans la région. Mais vous êtes sûr d’une chose : Ali Abdulemam n’est pas un dangereux criminel mais juste un activiste pacifiste du net qui essaye de de grignoter un peu de dignité pour sa communauté et de pousser vers une promesse de démocratie, si ce n’est pas trop demander.

Hier vous apprenez donc qu’Ali, comme beaucoup de jeunes du monde arabe avant lui, devra passer par la case prison et interrogatoire pour le seul crime de s’être permis, et avoir permis, de s’exprimer sur Internet. 

Vous vous dites que le seul tort d’Ali est d’être citoyen d’un pays caractérisé par le déni de la pensée, la persécution, l’inhumanité et l’absence de liberté. Vous vous dites que le crime d’être né dans un mauvais endroit du monde existe et que Ali en est une nouvelle victime. Et que malheureusement, ce tort-là, Ali le partage avec beaucoup de jeunes de la région qui las d’attendre le changement n’ont eu droit qu’à la répression et au déni des droits.

Ces lignes, inutiles peut-être, sont rédigées dans le cadre de la campagne internationale de soutien à Ali Abdulemam. 


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Click here to bookmark this link.Voyage dans le temps00:37 » Nadia From Tunis
En fouillant distraitement dans un tiroir pour retrouver une vieille ordonnance, je suis tombée sur des objets oubliés, sortis de ma mémoire. Pendant quelques secondes, les reconnaissant, ma première pensée fût de me demander si quelqu'un d'autre les avait vus. Je suis absente pendant de si longues périodes que ma chambre a été retournée dans tous les sens. Seul ce tiroir semble avoir échappé aux regards indiscrets. Il y règne une sorte de désordre ordonné, suffisamment familier pour que je garde la certitude que personne n'y a touché.

Quelques vieilles photos m'ont fait sourire. Je m'y reconnais sans m'y reconnaitre. Une époque qui me semble bénie aujourd'hui. Sans doute le voile de la nostalgie couvre-t-il cette période pour l'embellir à mon regard adulte. Des amis qui n'en sont plus vraiment aujourd'hui, pris par leurs vies respectives, y apparaissent insouciants et heureux d'être réunis.

Puis en soulevant les vieilles enveloppes et des bouts de papier jaunis, un cahier à la couverture brillante a surgi. La plupart des feuilles ont été arrachées, sans doute pour effacer de ma mémoire les idioties que j'y avais écrites. Seules quelques pages noircies d'encre ont survécu. Sur ces pages, le brouillon d'une lettre envoyée à un pseudo amoureux, cette relation de passage dans laquelle je m'étais investie comme d'habitude comme pour sauver quelqu'un, pour me rendre compte que c'est moi que je dois sauver en priorité si je veux survivre à mes expériences casse gueule. En parcourant ces lignes, je me voyais moi-même, affaiblie par mes efforts persistants pour changer le monde, cette sale habitude que j'ai depuis toujours et qui me vide de toute mon énergie. Prétention ou témérité, je ne saurais le dire. J'ai appris depuis que je ne pourrais jamais changer l'autre même si je devais me tuer à la tâche. Je l'ai appris à mes dépens, et j'y ai laissé beaucoup de moi. Mais ne serais-je pas capable de commettre encore les mêmes erreurs aujourd'hui?

Le voyage dans le temps ne s'est pas arrêté là. Quelques piles de papier plus bas, une enveloppe ouverte remplie de feuilles bleues apparait. Une lettre. J'en cherche le début, puis lis la date à la fin. Je l'ai écrite il y a de cela 9 ans jour pour jour. Coïncidence? Je l'ai écrite pour ma mère. Jamais envoyée. J'ai hésité avant de la lire. Complètement oubliée depuis, mais je me doute bien de son contenu. Je prends mon courage à deux mains, m'assois par terre, et je lis. Les larmes coulent au fil des pages. Une bonne dizaine. Qui sait, peut être que si je l'avais envoyée certaines choses seraient différentes aujourd'hui. Cette envie de dévoiler des vérités ne m'a jamais quittée. Mais ce que j'ai à dévoiler aujourd'hui est différent de ce que j'avais à dire à l'époque. J'étais encore jeune, indécise, angoissée, perturbée par la vie et ses enjeux. Je ne savais pas qui j'étais vraiment. J'étais encore en devenir. Je ne suis plus tout à fait la même. Peut être qu'aujourd'hui encore j'ai besoin de dire ces choses, mais autrement. J'y ai pensé, j'ai même un plan. Pas de lettres. Un cahier entier. Des textes écrits pendant des années dont je dois sélectionner ce qui me représente le mieux, ce qui me raconte, ce qui me définit, ce qui me tient à cœur. Un projet que je caresse sans jamais le mettre en pratique. Un jour peut être ...

Et puis un dernier objet répparait au fond du tiroir. Un cahier noir, entamé il y a 7 ans. Sur les premières pages, j'annonce le début d'une nouvelle vie, mes espérances et mes angoisses. Il y a 7 ans, je faisais mon entrée dans la vie professionnelle, pleine d'espoir et de questions. Puis les pages se suivent pour parler d'autres choses. De ma vie, mes amours, mes amis, mes envies, mes peurs, mes douleurs. Des gribouillages au crayon, des citations, des cartes postales, des photos s'intercalent entre des poignées de pages, comme pour illustrer mes textes, donner une image précise de ce qui me passe par la tête au moment où j'écris.

En parcourant les pages, je me rends compte qu'entre mes mains se trouve mon dernier journal intime. J'avais commencé le premier à l'âge de 13 ans. J'ai eu envie de savoir à quel moment j'ai arrêté d'écrire, et j'ai tourné frénétiquement les pages jusqu'à la fin du cahier. La date qui s'est affichée devant mes yeux avait la force de l'évidence: J'ai écrit pour la dernière fois sur ce cahier quelques semaines seulement avant de créer mon blog. J'ai cessé d'écrire en secret au printemps 2006. J'ai lâché papiers et stylos choisis soigneusement pour les touches froides d'un clavier. Une mauvaise chose? C'est ce qu'on pourrait croire. Et pourtant, la chaleur du cahier dans lequel je griffonnais mes joies et mes peines a cédé la place à un monde peuplé d'autres plumes comme la mienne. Des plumes qui me répondaient, réagissaient à mes textes, m'encourageaient ou m'insultaient.

Ce devait être à ce moment là que j'ai enfoui les lettres douloureuses, les photos, et les objets oubliés dans ce tiroir. Je l'ai bien ouvert à deux ou trois reprises pour y plonger encore une lettre ou deux, entrevoir les photos et cacher de vieux cahiers. Mais je n'ai plus replongé moi-même dans ce monde en papier qui porte en lui toutes mes incertitudes, mon passage à l'âge adulte, mon évolution.

Je ne me reconnais plus vraiment dans tout ça. J'ai l'impression de me voir en rêve. J'ai envie de me dire à moi-même jeune que tout change, tout passe, tout évolue. Mais j'ai déjà vécu tout cela, et rien ne peut l'effacer. A quoi bon d'ailleurs? Je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui sans tout ce que j'ai caché dans ce tiroir. C'est l'histoire de ma petite vie. Mon jardin secret.

Un jour, il faudra peut être le brûler ...
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